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L'avion, la première fois : direction Bogotá, en Colombie / First time on a plane : destination Bogotá, Colombia


Première fois en avion, première fois hors de l'Amérique du Nord. En route vers Bogotá, je m'attendais à tout, sauf à cette fascination immédiate pour un monde si différent du mien. De la maison à la cuisine ouverte aux rythmes de la rue, ce voyage m'a appris que le vrai voyage commence quand on arrête d'essayer de comprendre pour commencer à ressentir. Plongée dans l'histoire, la musique et l'hospitalité colombienne : voici comment une simple première fois a tout changé.


Je n'oublierai jamais la première fois que j'ai pris l'avion. J'étais seule, en route pour Bogotá, la capitale de la Colombie. C'était à la fin de la période de pandémie, alors que les choses commençaient enfin à revenir tranquillement à la normale. J'avais une rangée de trois sièges rien que pour moi. Je regardais autour, attendant le décollage, et à ma grande surprise, je n'étais pas anxieuse du tout. Lorsque l'avion a quitté le sol, je suis tombée instantanément amoureuse de la vue : la ville qui s'éloignait sous la nuit semblait se rétrécir, chaque immeuble, chaque rue devenant minuscule, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un ensemble de petites lumières scintillantes. J'ai ensuite découvert avec émerveillement la possibilité d'écouter des films et de la musique sur les écrans intégrés. Le vol direct a duré environ six heures, pas vraiment confortable, mais on finit par trouver ses repères avec le temps.


Je partais rejoindre mon copain (aujourd'hui mon ex) et sa famille. C'était beaucoup pour moi : première fois dans un avion, première fois hors de l'Amérique du Nord et rencontrer la grande famille qui parlent une langue que je ne maîtrise à peine.


J'arrive à Bogotá de nuit pour passé ma première nuit chez abuelo. La maison m'a tout de suite fascinée. Elle était construite tellement différemment de ce à quoi j'avais l'habitude. Des passages ouverts menaient aux différents étages et pièces ; la cuisine et la salle de lavage étaient ouverte en plein air, et il était possible d'être dans la cour directement. C'était magnifique.


Le lendemain matin, tío et abuelo me parlaient en espagnol pendant que L. prenait sa douche. Je ne comprenais qu'un mot sur quatre, j'étais rouge comme une tomate et je me suis rendue compte du vrai travail qu'implique l'apprentissage d'une nouvelle langue. Cette relation amoureuse qui à l'époque était toute récente me poussait à retenir chaque mot possible. J'étais super gênée, mais fascinée par l'expérience. C'est là que j'ai compris l'importance de parler plus lentement et clairement pour que la communication passe.


Tout au long de ce voyage, j'ai été fascinée par la diversité des plantes et des arbres. Chaque coin de rue semblait avoir son propre parfum, entre les fleurs tropicales et les arbres fruitiers. C'était merveilleux d'observer tout cela : les maisons, l'architecture. J'ai adoré entendre la musique locale résonner dans les cafés et les marchés, mais surtout dans la rue. Ce mélange de sons, d'odeurs, de rythmes et de langues était enivrant.


La Colombie a une histoire riche et vibrante. À Bogotá, je me suis promenée dans La Candelaria, le quartier historique aux façades colorées, où chaque mur raconte un bout de l'histoire du pays. J'ai découvert les graffitis évoquant des luttes sociales et des figures emblématiques, et j'ai été émerveillée par les musées, en apprenant à connaître les Muiscas, en visitant les places publiques et les églises coloniales. La richesse culturelle du pays se ressent dans les danses, les musiques et même dans les conversations animées au coin du café.


J'ai été choyée et accueillie avec un amour immense. La culture colombienne est chaleureuse et attentionnée : la mère de L. nous hébergeait, nous préparait des repas délicieux, pliait même mes vêtements et nous faisait découvrir chaque recoin de la ville avec une attention particulière. Elle m'a fait goûter à une multitude de plats locaux : des arepas croustillantes au fromage, des empanadas dorées, une bandeja paisa généreuse et des patacones salés. Elle m'a emmenée dans des cafés où l'on sert du café colombien, intense et parfumé. Nous avons visité toute la famille et c'était merveilleux. Chaque geste témoignait de cette générosité typique de la Colombie, où l'hospitalité est presque un art.



Ce voyage m'a ouvert les yeux sur une autre manière de vivre, de partager, de découvrir. Chaque sourire, chaque musique, chaque plat dégusté m'a fait tomber un peu plus amoureuse de la Colombie, mais aussi du voyage. Et même si ce fut ma première fois hors de l'Amérique du Nord, je savais déjà que ce ne serait pas la dernière.


Et puis, il y a L. et sa musique. Membre de deux groupes punk reconnus à l’international, il m’a fait découvrir cet univers à Bogotá, lors de quelques concerts. Ce détail est important parce que c’est là que tout a basculé : je me suis rapidement mise à partir en tournée avec eux, à faire les tables de merch (parfois), explorant l’Amérique du Sud et l’Europe à travers la musique et la communauté punk. Mais ça, c’est d'autres histoires à raconter plus tard.


Tips de voyage pour Bogotá

  • Se perdre dans les ruelles colorées et s’arrêter dans ses cafés pittoresques est l’une des meilleures façons de ressentir le rythme de la ville, tout en restant attentive à son environnement. Profite-en aussi pour visiter un maximum de musées, autant historiques que d’art contemporain.

  • Côté cuisine, goûte aux classiques locaux : bandeja paisa, arepas, empanadas et patacones. N’aie pas peur d’essayer les spécialités, c’est vrai à Bogotá comme dans tous tes voyages.

  • La musique, laisse-toi porter par la cumbia et le reggaeton puis DANSE, surtout dans les fêtes locales.

  • L’hospitalité colombienne est marquante : il n’est pas rare d’être invité à partager un repas ou même à rester chez quelqu’un. Attends-toi aussi à beaucoup de curiosité, on va te poser beaucoup de questions !

  • Enfin, prépare un minimum ton espagnol, même quelques phrases simples peuvent grandement faciliter les échanges et sont toujours très appréciées des locaux.



First time on a plane destination: Bogotá, Colombia


First time on a plane, first time outside North America. On my way to Bogotá, I expected everything except this immediate fascination with a world so different from my own. From open-air homes to the rhythms of the street, this journey taught me that real travel begins when you stop trying to understand and start allowing yourself to feel. Immersed in history, music, and Colombian hospitality, this is how a simple first time changed everything.


I will never forget the first time I got on a plane. I was alone, on my way to Bogotá, the capital of Colombia. It was toward the end of the pandemic, when things were slowly starting to return to normal. I had a full row of three seats to myself. I looked around, waiting for takeoff, and to my surprise, I wasn’t anxious at all. When the plane lifted off, I instantly fell in love with the view: the city fading into the night, shrinking beneath me, each building and street becoming smaller and smaller, until all that remained were tiny, shimmering lights. I then discovered, with wonder, the ability to watch movies and listen to music on the built-in screens. The direct flight lasted about six hours, not the most comfortable, but you find your rhythm over time.


I was going to meet my boyfriend (now my ex) and his family. It was a lot for me: first time on a plane, first time outside North America, and meeting a large family who spoke a language I barely understood. I arrived in Bogotá at night and spent my first night at his abuelo’s house. The house fascinated me right away. It was built so differently from what I was used to. Open passageways led to different floors and rooms; the kitchen and laundry area were open-air, and you could step directly into the courtyard. It was beautiful. The next morning, his tío and abuelo spoke to me in Spanish while L. was in the shower. I understood maybe one word out of four. I was red like a tomato, and that’s when I realized how much work it takes to learn a new language. This relationship, which was very new at the time, pushed me to hold on to every word I could. I was very shy, but fascinated by the experience. That’s when I understood the importance of speaking slowly and clearly for communication to truly happen.


Throughout the trip, I was fascinated by the diversity of plants and trees. Every street corner seemed to have its own scent, somewhere between tropical flowers and fruit trees. It was wonderful to observe everything, the houses, the architecture. I loved hearing local music echo through cafés and markets, but especially in the streets. This mix of sounds, smells, rhythms, and languages was intoxicating.


Colombia has a rich and vibrant history. In Bogotá, I wandered through La Candelaria, the historic district with its colorful facades, where every wall tells part of the country’s story. I discovered graffiti reflecting social struggles and iconic figures, and I was amazed by the museums learning about the Muisca people, visiting public squares, and colonial churches. The country’s cultural richness can be felt in its dances, music, and even in lively conversations on street corners. I was cared for and welcomed with immense love. Colombian culture is warm and attentive: L.’s mother hosted us, cooked delicious meals, even folded my clothes, and showed us every corner of the city with care. She introduced me to many local dishes: crispy cheese arepas, golden empanadas, a generous bandeja paisa, and salty patacones. She took me to cafés serving rich, aromatic Colombian coffee. We visited the entire family, and it was wonderful. Every gesture reflected that deep generosity Colombia is known for, where hospitality is almost an art.


This trip opened my eyes to a different way of living, sharing, and discovering. Every smile, every song, every meal made me fall a little more in love with Colombia and with travel itself. And even though it was my first time outside North America, I already knew it wouldn’t be my last.


And then, there’s L. and his music. A member of two internationally recognized punk bands, he introduced me to that world in Bogotá through a few concerts. This detail matters, because that’s where everything shifted: I quickly found myself going on tour with them, sometimes working the merch tables, exploring South America and Europe through music and the punk community. But that’s a whole other story to tell another time.


Travel Tips for Bogotá

  • Getting lost in colorful streets and stopping in charming cafés is one of the best ways to feel the rhythm of the city, while still staying aware of your surroundings. Take the time to visit as many museums as possible, both historical and contemporary.

  • When it comes to food, try the local classics: bandeja paisa, arepas, empanadas, and patacones. Don’t be afraid to try specialties. This applies in Bogotá as much as in all your travels.

  • Music is everywhere: let yourself be carried by cumbia and reggaeton and most importantly, dance, especially during local celebrations.

  • Colombian hospitality is unforgettable. It’s not uncommon to be invited to share a meal or even stay at someone’s home. Expect curiosity too, people will ask you lots of questions!

  • Finally, prepare a bit of Spanish. Even a few simple phrases can go a long way and are always appreciated by locals.


 
 
 

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